5 conseils pour occuper ton temps intelligemment lors des temps d’attente à l’aéroport.

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crédit photo: Jean-Sébastien Bisson

 

L’ère est à la facilité de se déplacer, aux escapades et voyages de tout genre. Les possibilités se multiplient, tout comme l’offre de vols à l’étranger. Par le fait même, magasiner un vol à bas prix se complexifie. Jeunes en soif d’aventure, certains assument les nombreuses escales et sont prêts à engendrer leurs pas de course pour des vols serrés ou encore, à languir à l’aéroport pour le meilleur prix.

Par contre, même en choisissant un vol plus direct, tu n’es pas à l’abri des annulations et des retards. Malgré l’excitation, les journées de vols sont pour plusieurs, source de stress, d’appréhension et de frustration. Et même en arrivant serein, la tension humaine est exponentielle en espace clôt. En fait, l’imprévisible est souvent générateur de stress. C’est pour cette raison que j’aime cultiver l’idée que les journées de vols font partie intégrale de mon expérience de voyage. Car, on le sait bien, qui dit voyage dit imprévisible, hors-contrôle et lâché-prise. Ainsi, à chaque fois que mes vols tournent au vinaigre (je porte la poisse aérienne) et bien je me dis que c’est en soit une aventure, un chapitre à mon voyage. Il m’importe donc d’optimiser mon expérience du mieux que je peux.

Prenons le scénario des escales interminables ou des vols retardés. Tu es seul ou avec un ami et tu as 3 heures en attente à l’intérieur de la cité-transport. Que fais-tu? Du magasinage? Manger du fast-food beaucoup trop cher pour la ligue et pour ta ligne? Enfin bref, jouer au parfait consommateur que la société a si bien forgé, à un point tel, que l’aéroport devient un biodôme de limaces prêt à faire du lèche-vitrine et lèche-gras occupationnels!

Ce que je te propose, c’est: « think outside the box », ou : «entre pas dans le moule », si tu préfères. Voici donc 5 conseils pratiques pour occuper ton temps différemment à l’aéroport.

1.« People watching »

Observe. Joue au sociologue-ethnologue. L’aéroport c’est un réel laboratoire humain. Là où les habitudes de vie de la populace se distinguent à merveille. Analyse les interactions, d’une part, à l’intérieur même d’une famille ou d’un couple et d’autre part, entre étrangers. Les différences culturelles sont parfois frappantes. Les plus simples habitudes en disent long sur les gens. Par exemple, observe les voyageurs lorsqu’ils mangent, s’occupent de leurs enfants, surveillent leurs bagages, prennent leurs places dans une file d’attendre, etc. Ironique, mais le non-verbal parle, surtout en mode « jesuisfatigué », « jepaniquejevaismanquermonvol », « jesuisblaséd’attendre », etc.

 

Bon, évidemment, le but n’est pas d’avoir l’air d’un maniaque. La subtilité est invitée!

L’idée n’est également pas orientée vers la discrimination ou l’instauration de stéréotypes. Observe et fais des liens pour apprendre. Apprendre autre chose que ce qui gravite habituellement autour de ton cocon, par l’art de l’observation. Les enfants se socialisent ainsi. Voyez comme c’est efficace, de vraies éponges!

 

2. Lis

Cliché, oui, mais lis autre chose que ton roman à l’eau de rose, ta revue à potin, ou l’autobiographie de ton joueur de hockey préféré. Sors de ta zone de confort, ça commence là. Dépense utile, trouve-toi une revue à saveur scientifique selon ton intérêt. Il en a de tout genre dans presque tous les kiosques de bouquinerie.

 

Si ce n’est pas déjà fait, va à la recherche du livre de voyage mettant en vedette le pays de destination. Ce peut également être un guide pratique, tel le Lonely planet, le Routard, Ulysse, etc. T’informer au sujet du pays d’accueil c’est la première porte vers l’expérience. Ça échauffe ton ouverture d’esprit et donc ton ouverture à regarder du nouveau. Sans faire de corrélation explicite, ainsi, tu repousses la possibilité d’un choc culturel. L’apprentissage ou le parfaire de la langue d’accueil est également de mise. À ta surprise, ces lectures peuvent te mener à de nouvelles rencontres. Calcul simple, l’ouverture d’esprit attire l’ouverture d’esprit. Des gens curieux t’aborderont peut-être pour en savoir davantage à ton sujet. Lors de mon dernier transfert aérien, je ne sais pas si c’est à cause de mon livre jaune canari Espagnol pour les nuls, je préfère croire que c’est mon ouverture d’esprit qui transparaissait, une femme d’origine latine m’a interpelée pour s’informer de ma destination. J’ai eu droit à un micro-cours d’expressions espagnoles fort intéressant !

 

3.Lorsqu’il sera temps de manger, mange bien et hydrate-toi.

Si tu te diriges vers une destination tropicale, c’est d’autant plus important de choisir un repas qui favorise ton transit intestinal habituel. Ce n’est pas le temps d’irriter ou de bouchonner ton estomac avec de la friture et de lourds féculents. Tu te gâteras la bouffe costaude une fois en voyage lorsque tu auras la possibilité de bouger davantage.

 

Tu me diras : oui, mais il n’y a rien de bon à l’aéroport ! Et je vais te répondre : oui tu as pratiquement raison, mais non, il existe quelques restos/kiosques d’exception qui heureusement t’offre des choix santé. Même à Houston et Newark j’ai trouvé une salade délicieuse aux fèves d’edamames, mandarines et poulets. Alors, tu trouveras! Cela te permettra de te sentir bien dans ton corps. Ce sera donc des vacances pour ton estomac ! De plus, si tu ne veux ne pas dépenser une fortune en collation, apporte des barres protéinées de ton choix. Ça peut même te sauver d’un déjeuner crasseux.

 

À l’aéroport et surtout en avion, la déshydratation progresse à vitesse fulgurante. L’astuce désaltérante : achète-toi de l’eau de coco dans ce même kiosque santé. C’est bourré d’électrolytes, c’est donc excellent pour bien t’hydrater. On en voit de plus en plus en vente dans les restos/kiosques. Apporte également une gourde vide. Une fois les douanes et la sécurité passées, tu pourras la remplir. L’échantillon d’eau offert en avion, ce n’est clairement pas assez ! Il n’est pas surprenant que la rétention d’eau se fasse sentir.

 

Autre astuce : si tu as la chance de choisir un resto santé et fermé à l’ambiance relaxante, do it! Le bruit ambiant des aéroports finit par jouer sur le seuil de la tolérance et de la fatigue. Un moment à l’écart dans un resto tranquille peut être un excellent moyen de te ressourcer quelque peu et de faire le plein de batterie de ton téléphone.

 

4. Qui dit prend soin de ton corps, dit aussi : faire de l’exercice.

De longues heures à rester assis ça engourdit et ankylose ton corps. Hein, de l’exercice à l’aéroport ? Oui, c’est possible. C’est un autre défi pour toi. Trouve un petit coin plus à l’écart et go : fait des squats, des pompes et des redressements assis. Utilise les chaises d’attente pour faire des triceps par exemple. Si tu es avec un ami (e) c’est moins gênant. Et pourquoi pas des positions de yoga! Non, tu ne perdras pas la face, outre si tu décides d’entreprendre un Boot camp ou des positions de yoga suggestives. Apprends à te foutre de ce que les gens peuvent bien penser. Au contraire, peut-être inciteras-tu d’autres personnes à le faire. Double défi : physique et psychologique !

 

5.Écris 5 objectifs à ton voyage.

Écrit au sujet de ce que tu aimerais réaliser, apprendre, développer. Garde toujours en tête que la beauté des voyages c’est les apprentissages issus du fait que tu as choisi de sortir de ta zone de confort… Ainsi, tes objectifs ne sont pas des terminus, mais bien des trajectoires. L’importance c’est le « comment » tu arrives à tes buts et non si tu réussis ou non. Efficience > efficacité !

 

Si tu voyages avec un ami (e) et que ce n’est pas déjà fait, ce peut être le moment idéal pour mettre au clair vos attentes et vos buts par rapport à votre voyage commun ! Très important de clarifier avant de partir, car on réalise rapidement que l’idée que l’on se faisait de l’autre, de ses motivations et de ses besoins, n’est que le jeu de notre perception et de nos représentations de la perception et des représentations de l’autre. Trouver l’erreur !

 

Alors voilà, tu as bougé, mangé, tu t’es instruit par la lecture et par l’observation. Tu as également donné sens à ton voyage. Ton vol retardé a quasiment été agréable. Le temps s’arrête rarement. TAKE IT ! C’est ce qu’on appelle consommer son potentiel. Une belle ouverture d’esprit à conserver tout au long de ton voyage !

 

« Et au final, rien ne vaut plus le voyage que le voyage lui-même ».

– Frank Michel, 2002

 

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Bon voyage !

Catherine

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